La Tordue
les
paroles
Les choses de rien
Paris sous Paris
Paris sous la pluie
Trempé comm' un' soupe
Saoul comm' un' barriqueNotre-Dame est vierge
Mêm' si elle est à tout l'monde
Et malgré son penchant
Pour les ciergesA l'heure où les gargouilles baillent
Le bossu du parvis
S'en va pisser sa nuit
Dans les gogues du diable
Alors bavent les gargouilles
Sur les premières grenouilles
S'entend de bénitier
Bien plus bêtes que leurs pied
Qui ne fut jamais pris
Ô pas de mauvais plis
Dans leur lit refroidi
Tombeau des vieilles filles
Cachot de la vertu
Pourtant pas d'ciel en vue
Surtout pas de septième
Pour ces corps en carême
Au coeur empaillé
Au cul embastillé
A l'abri des bascules
Et à leur grand dam
Qui est tout' minuscule
Ne connaîtront jam-
Ais ni la grâce ni les
Grasses matinéesC'pendant que Paris
Paris sous Paris
Paris Paris saoul
En dessous de tout
Dessaoule par d'ssus les ponts
Que la Seine est jolie
Ne s'raient ces moribonds
Qui déshonorent son lit
Mais qu'elle traîne par le fond
Inhumant dans l'oubli
Une saine tuerie
C'est paraît-il légal
Les ordres sont les ordres
C'est Paris qui régale
Braves policières hordes
De coups et de sang ivres
Qui eurent cartes et nuits blanches
Pour leur apprendre à vivre
A ces rats d'souche pas franche
Qu'un sang impur et noir
Abreuve nos caniveaux
Et on leur fit la peau
Avant d'perdre la mémoire...Des pandores enragés
Aux fenêtres consentantes
Et en passant soit-dit
Qui ne dit mot acquiesce
Durent pourtant résonner
De la chaussée sanglante
Jusque dans les Aurès
Leurs cris ensevelis
Sous la froide chaux-vive
D'une pire indifférence
Accompagnés de "vivent
Les boules Quiès et la France !"Croissez chères grenouilles
Que l'histoire ne chatouille
Pas toujours au bon endroit
Ô bon peuple françois
Dors sur tes deux oreilles
Mais je n'jurerais pas
Loin s'en faut aujourd'hui
Que l'histoire ne s'enraye
Sous le ciel de Paris.
Y'a des mots des masses de mots
Y'a des mots demasiado
Y'a des mots comme s'il en pleuvaitY'a des mots comm' te quiero
Y'a des mots c'est des couteaux
Que te matan en silencioMais pour c'qu'y'a entre sa peau et ma peau
Y'a pas d'mots y'a pas d'mots
Qui tiennent même celui-là
...
Et je bois las estrellas
Qui courent sur les bords de ta peau
C'est du silence à pleuvoir des couteauxY'a des mots des masses de mots
Y'a des mots demasiado
Y'a des mots comm's'il en pleuvait
O.K. Bill, O.K. Jo, O.K. Jack
So we go
Tomorrow
From here to
A land
Called Joke (x2)
On y va
D'ici à là
Y'a qu'un pas
De là-bas
A l'immense blague
De la gueuse
Qui nous nargueOn pourrait prendre le dernier bateau
On pourrait prendre un narcotique
On pourrait s'noyer dans la nuit
On pourrait prendre un dernier verre, ouais !
S'emmurer dans un mur de briques
Aller jusqu'au bout de la terre
Là où le monde se termine
Là dans l'vide danser la polkaMais pas cette fois
Nous aura pas
'Va pas y'aller
Non pas cette fois
'Nous la fait pas
'Va just'aller
Faire un p'tit tour
Au bois d'amour
Et s'y coucher avec le jour
Et on s'lèvera avec le jour
Faire un p'tit tour
Au bois d'amour
Et se coucher avec le jour
Et comm'on connait bien l'gardien
Y nous dira rien
Nous dira rien
Alors on s'en ira
Et puis voilà...
Et puis voilà.
instrumental
Un bouquet de brouillard
posé sur la table
un peu d'oubli
et beaucoup d'retard
ça comble une vie
va-t-en savoir
mais n'y r'viens pas
t'es pas d'ici
ça saute aux yeuxPourquoi tu trembles ?
t'as des soucis
tu te fais vieux
va-t-en savoir
c'que tu fais là
j'te l'dirais pas
même si je veux
j'suis pas d'là-bas
oublie mes yeuxUn peu d'fumée
au-d'ssus des vies
un peu tassé
ça vit sa vie
t'es dans le brouillard
j'te vois mêm' plus
c'est pas pour dire
mais il a plupar dessus tout
même sous la table
sur le bouquet d'roses
t'es pas d'ici
ça crève les yeux
t'as eu ta dose
et si tu r'viens
ben ça s'arrose !T'es pas d'ici
pars pas comme ça
t'oublies tes yeux
J'sais plus où j'suis
c'est qui la pluie ?Toi t'es là-bas
C'est qu'il a plu
Les yeux noyés
T'es pas d'ici
D'puis qu't'es parti
Mes yeux en crèvent
Si les rats parleraient
Ils nous raconteraient
L'histoire du rat crevé
Qu'est mort la s'main' dernière
En bouffant sa grand-mère
Et quand deux rats s'rencontrent
Savez-vous c'qu'y racont' ?
Des histoires de ratés (x2)Vous rendez-vous bien compte
Qu'on peut pas compter d'ssus
On peut p'têt' compter d'ssous
Mais c'est pas bien facil'
Et ça rapporte que couic
Quand deux rats font les comptes
Savez-vous c'qu'y z'oublient ?
Y z'oublient jamais rien (x2)Tout ça nous mèn'pas loin
Mais ça mène à penser
Que dans une passoire
Peut y'avoir autant d'trous
Qu'y'en a dans les mémoires
Et quand deux rats s'rappell'
Savez-vous c'qui leur vient ?
Le maréchal Pétrin (x2)Et pis pour faire le joint
On peut parler d'amour
Au moins ça n'mange pas d'pain
Et s'y'en a qu'ont l'coeur lourd
Y'pès'ra moins demainQuand y'en a des qui sèment
Savez-vous qui récolte ?
Ben c'est ceux d'la sacem (x2)
c't'à cause de toi tout ça
c't'à cause de toi
tout ceux qui vont chez toi
n'en reviennent pasc'est d'toi qu'on cause mon gars
c'est d'toi qu'on cause
te défile pas comme ça
te défile pom, pom, pom...ici pas d'faux départ
pas d'faux départ
trois jours plus tard et s'en revient
et s'en revienton n'meurt qu'une fois nous aut'
on n'meurt qu'une fois
pas d'cinéma mon pot'
pas d'cinémanous on s'endort
on n'dit plus rien
c'est ceux autour
qu'ont du chagrinon fait dodo tout con
dans un lit d'pierre
pas d'relations oh non
chez monsieur Pierreon descend sans office
vers ceux qui déjà
on est pas tous des fils
à ton papapom, pom, pom, pom...
rest' sur ta croix j'te l'dis
reste sur ta croix
le saint esprit ici
ça n'prendra pasqu'y'a-t-y d'mieux dans l'aut' monde
j'te l'demande comm' ça
et quand bien même on monte
mieux vaut bien vivre ici-bassi par malheur
j'arrive chez toi
si par malheur
si par erreur
j'me r'trouve dans l'bleu
par erreur si
alors je t'en prie
sacré bon dieu
une seule fois
n'est pas coutume
si par erreur
j'me trompe de turne
si par malheur
je tombe chez toi
alors je t'en prie
un' dernière foisenvoie-moi au diable
instrumental
Les grands bras des feux sur la mer
Le vent qui s'roule dans la poussière
La neige et l'oubli aussi
Tout aux tavernes et aux fillesLes champs par l'orage couchés
Les rires et les chants engrangés
La brume qui dort sous la pluie
Tout aux tavernes et aux fillesLes caresses de ciel à la dune
Le vin qui nous promet la Lune
La longueur des mers en défi
Tout aux tavernes et aux fillesLes fruits du hasard et le jour
Les gestes perdus les choses de rien
Les lames aux aguets des bandits
Tout aux tavernes et aux fillesLes grands bras des feux sur la mer
Le vent qui s'saoule dans la poussière
Les ailes des chiens et les îles
Tout aux tavernes et aux filles
Si dieu était
Un peu moins con
Ca s'saurait
Bouducon !
S'il est aussi
Bon qu'on le dit
Ca s'verrait
Hay pardi ! Hey !Mais après tout
Il est comme il est
Dieu est surtout
Comm' on l'a fait
Pas plus malin
Ou bêta qu'un autre
Ni plus ni moins
Mauvais apôtre
C'pendant c'qui m'gène
Chez ce quidam
Qu'est peut' êt' même
Qui sait un' dame
Ce qui frise l'e-
Xcès d'élégance
C'est de n'briller
Qu'par son absenceT'as la combine
De la divine
Moins on t'voit plus
On t'imagine
Plus on fabu-
Le sur ta bobine
De l'au-delà
T'es la Garbo
T'es la Greta
D'tous les ballots
Qu'ont b'soin d'un zeus
Au d'ssus d'leur vie
En fait tous ceusses
Vieille branche éh oui !
A qui tu dois
D'être encore là
Je suis un homme
Et ça m'suffit
Pas b'soin d'un gou-
Rou à la gomme
Qu'un boudha ou
Qu'un jésus-christ
Qu'un grand rabbin
Qu'un allah qu'un
Anachorète
Me prenne la main
Que sais-je encore
E'm prennent la têtesurtout que si
neuf fois sur dixTout' ces bouches d'or
on ne choisit
pas sa familleDe toutes sectes
tel père tel fils
tel saint-espritDe tous bords
C'est par manie
Par atavismeTout ça c'est du
qu'on a jeté
son dévoluPareil au même
sur le premier
bon dieu venuSe taper d'ssus
C'est pas la peine
Pour ces foutus
EnergumènesEt sans vouloir
Désobliger
La foule notoire
Des abonnés
A tel ou tel
Père éternel
J'voulais seulement
Dire en passant
A tous ces gens
Fans hermétiques
Parfois virant
Aux fanatiques
Qu'en sacrifiant
Conscience et âme
A un' croyance
A un programme
Vous fournissez
Messieurs mesdames
Aussi des armes
D'intoléranceL'erreur étant
Somme toute humaine
Depuis tout c'temps
Qu'en barque on s'mène
Jetons c'frichti
Par dessus bord
Basta suffit
D'rester en berne
Cessons d'encore
Prendr'nos vessies
Pour des lanternesenvoi :
Vous comprendrez
Qu'j'préfère rester
Au fond d'mon lit
A méditer
Avec ma mie
Qu'est bonn' comm' du
Pain pas béni
Du pain perdu
A la myrtille
Quj'préfère visi-
Ter quêques endroits
De paradis
Du bout des doigts
Dans des pays
Tout en dentelles
Et qui tout droit
Vous mènent au ciel.
Sous les étoiles de septembre
Notre cour a l'air d'une chambre
Et le pressoir d'un lit ancien
Grisé par l'odeur des vendanges
Je suis pris d'un désir étrange
Né du souvenir des païens.Couchons ce soir
Tous les deux, sur le pressoir !
Dis, faisons cette folie ?...
Couchons ce soir
Tous les deux sur le pressoir
Margot, Margot, ma jolie !Parmi les grappes qui s'étalent
Comme une jonchée de pétales,
Ô ma bacchante ! roulons-nous.
J'aurai l'étreinte rude et franche
Et les tressauts de ta chair blanche
Ecraseront les raisins doux.Sous les baisers et les morsures,
Nos bouches et les grappes mûres
Mêlerons leur sang généreux ;
Et le vin nouveau de l'Automne
Ruissellera jusqu'en la tonne,
D'autant plus qu'on s'aimera mieux !Au petit jour, dans la cour close
Nous boirons la part de vin rose
Oeuvrée de nuit par notre amour ;
Et, dans ce cas, tu peux m'en croire,
Nous aurons pleine tonne à boire
Lorsque viendra le petit jour !
instrumental
Ton cul n'est pas si loin d'ta têt'
Et dans tes mains tu mets ta têt'
Et sur la chaise tu poses ta couenne
Rien qu'dans tes mains il y a un monde
Et dans ma tête il n'y a rien
Ca n'm'empêche pas d'rêver le monde
Et de m'lever le matin en chantant des fredaines
D'mett' des tempêtes dans des bouteilles
D'm'tromper d'chaussettes et d'sommeil
D'tromper l'sommeil en f'sant la fête
D'fêter la veille le lendemain
D'veiller au grain et aux emplettes
Et d'envoyer certains
Aux p'lotes !Et j'rest' le cul entre deux chaises
A voir le monde se défaire
Essayant d'rempailler l'malaise
Avec des bouts d'rêves et d'chimèresV'là qu'dans ma tête passe une question :
Le préhisto s'est-y mis d'bout
Pour s'retrouver le cul par terre ?
Gavé d'inepties par les deux bouts
Posté d'vant sa télé-vie d'con
Gros-Jean comme devant par derrière
La mort est l'menu ordinaire
Comm' le ronron qu'est la défonce
D'l'homo-sapiens qui d'vant l'poste pionceCependant qu'le monde des affaires
Vend de la guerre à qui mieux mieux
Et plus il en a et plus il en veut
Pis la chair à canon c'est pas cherRien qu'tes mains c'est un bout du monde
Fais-le tourner il te revient
Et suis bonhomme ton chemin
Sachant que la seul' bêt' au monde
Qui puisse être aussi incongrue
C'est l'homme qui pèt' plus haut qu'son cul.
Les prendre de court
Les mettre K.O.
Les rendre caducs
Les affreux discours
Des s'meurs de chaos
Qui cherchent des poux
Dans la têt' de turc
Que sont ceux dont l'tort
Aux yeux de ces fous
Est de n'avoir pas
Le teint réglementaire
Et qu'on veut fout' dehors
Ce d'ailleurs à quoi
Tranquillement s'affaire
Déjà monsieur PasquaLa politique en toc
Lui servant d'piédestal
Le nationalisme
Vocifère et s'installe
Et perché comme un coq
Sue le dos du fascisme
La bête aux abois
Rêv' de mettre bas
De faire des petits
Et propose la botte
A la vox populi
En mal de despote
Dans les démocraties
Prêtes à se découdre
Où la bête est là sur la brêch'
A qu'il ne manque plus qu'la mèch'
Pour mettre le feu aux poudresLa bête immonde qui monte
Qui monte, qui monte, qui monte...A l'échelle de la honte
Où grimp' de sombres cons
Au front si étroit
Et tell'ment national
Qu'un peu plus de plomb
Dans le petit pois
Ne lui ferait pas d'mal
Dans c't'époqu' amnésiqu'
Où certains hystériqu'
Sont encore là qui parlent
De solution finale
Où Adolf Butogaz
Et ses affreux brûleurs
Repoint' ses idées nases
Et fait des führers
De tous les gens marris
Aigris et sectaires
L'esprit à réaction
Qui font machine arrière
Et qu'ont pas 'cor' compris
Que nous habitons
Tous le mêm' pays
Et qu'il s'appelle la terre.
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leurs pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison lequel
Est le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Nos sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule et se mêle
A la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda
instrumental
(oui bon enfin presque, y'a bien "Hasta Luego !!" comme paroles mais bon)
T'es fou
on se moque du tiers comm' du quart
le monde se fout du monde car
si l'on s'arrête cinq minutes
on voit sous la cocotte-minute
le feu à fond d'train la pression
la fin tenant à un bouton
sur le fil de la dissuasion
encore une belle idée béton
on fait pousser des champignons
dans les caves de l'oncle dom-tom
gentils, gentils, les autochtones
vous r'prendrez bien un bout d'atome...- où va-t-on papa ?
- je n'sais pas mais on y va
- de qui descendons-nous maman
pour être aussi condescendants ?
- où va-t-on papa ?
- je n'sais pas mais on y va
comm' dit mon tonton
plus on est de cons plus ça s'voitqu'un petit crime se commette
là-bas à l'ombre d'une comète
parce qu'une bande de vénusiens
dans un bal en sont venus aux mains
et aussi sec not' petite planète
est au jus au courant du fait
par la lorgnette des caméras
prêtes à mater tous les coups bas
tandis qu'en bas de chez toi
de chez vous de chez nous d'chez moi
quelqu'un tout seul de faim de froid
est mort en se bouffant les doigts...- où va-t-on papa ?
- je n'sais pas mais on y va
- de qui descendons-nous maman
pour être aussi condescendants ?
- où va-t-on papa ?
- je n'sais pas mais on y va
comm' dit mon tonton
plus on est de cons plus ça s'voitdes têt' à claques portant calotte
clament à bas la capote
pisse-froid béotiens du sexe
qui mett' l'IVG à l'index
eux qui de la vie ne connaissent
qu'les balivernes des liv' de messe
un doigt de lacrima-christi
un autre dans l'opus dei
et si l'amour peut rendre aveugle
il rend sourds ces fous qui beuglent
ces onanistes consacrés
d'eux aussi il faut s'protéger...- où va-t-on papa ?
- je n'sais pas mais on y va
- de qui descendons-nous maman
pour être aussi condescendants ?
- où va-t-on papa ?
- je n'sais pas mais on y va
comm' dit mon tonton
plus on est de cons plus ça s'voit
à la foire d'empoigne
j'ai mis ta main dans ma pogne
et tant donné de poigne
contre ma paume ton coeur cognele vent de la folie
doucement vers la rivière
me pousse dans son lit
les plis du drap sont la meroù de vagues en écume
mon coeur vague s'emplit d'elle
quand les vergues à la hune
battent le ciel de leurs ailes- et en doublant bonne-espérance :
c'est encore
c'est lola de valence
c'est son corps
qui dans ma tête dansedans cette solitude
peuplée de tant d'étoiles
le coeur en désuétude
et les mains à la toileme revient cette chanson
du pays d'où je viens
c'est un pays sans nom
c'est ton coeur sur le miencette chanson c'est lola
qui un soir ma la chanta
au creux de cette oreille là
qui depuis ne s'en r'met pas :c'est encore
c'est lola de valence
c'est son corps
qui dans ma tête dansec'est fou comme la poésie
peut nous mener en bateau
vers des escales inouïes
où nous jette l'encre des motsdes fleurs du mal une feuille
m'ayant invité au voyage
ce sont tes parfums que je cueille
marin en douce dans ton corsageet je me pince pour savoir
quand je m'éveille à tes côtés
si ce bijou rose et noir
n'était qu'un rêve échouémais tu te réveilles à ton tour
ma dame de coeur ma beauté
as-tu bien dormi mon amour ?
ô toi ma lola pour de vrai
croupissez machines de guerre
des tonn' et des tonn' de fer
entreposées prêtes à rugir
prêtes à rougir
la terrecongénère contre con
génère une rime en on
prévert nous l'a pourtant bien dit
quelle connerie
la guerresournoiseries nucléaires
sous-marins de poche-révolver
bonbons napalm goût chimique
panoplies de sapeur-panique
on n'arrête pas l'imaginaire
pour se faire sauter la caf'tière
100 fois d'quoi s'envoyer en l'air
de quoi descendre le soleil
de quoi éteindre
le cielc'est moi l'plus fort nananère
quelle patée on vous a mis'
des tonn' et des tonn' de fer
dans la chair
ennemiemais tapez-là cher confrère
vous n'étiez pas mal non plus
cette fois c'est la der des der
avant la prochaine bien entendu
les huiles ainsi s'en vont signant
des traités aux petits oignons
après avoir saigné à blanc
se partagent terre et pognon
trac' des frontières
bidonssecrets de nos piteux états
l'argent est roi et marche au pas
tambourins sous-fifres et tirelires
1, 2, 1, 2, 1, 2 et 3
à 4 on tire
dans l'tascroupissez machines de guerre
dans les hangars de la mémoire
basta cessons d'croiser le fer
plus de boucheries plus d'abattoirs
maint'nant on va baisser le store
laisser la conn'rie au vestiaire
y'a plus d'amateurs pour ce sport
plus personne sous les bannières
pourquoi pas la belle utopie
faites un bilan, professionnels
un' reconversion réussie
faites-vous la paire faites-vous la belle
engagez-vous dans le parti
qui déclare la guerre à la guerre
sortez-vous le nez du kaki
il y a des tonnes de choses à faire
avec vot' matos et vot' génie
pour remettr' en état la terre
rangez-tous vos affreux joujoux
faites tourner le calumet
et foutez-nous
la paix
quelqu'un achève sur une enclume
un rond de fer
c'est un sou, un soleil, une thune
qu'il lance en l'air
à pile ou face de lune
joue lucifer
quand vient la nuit, la belle, la brune
toute en mystère
l'hostie du diable dit l'un ou l'une
c'est son affaire
tu as l'âge de tes cratères
ô vieille lune
sage-femme de l'univers
s'il en est une
tu règnes sur le cours des mers
et sur neptune
que caches-tu dans tes arrières ?
une fortune ?
méfie-toi de ceux qui plantèrent
dedans tes dunes
leurs oriflammes guerrières
bordel à plume
la vanité de ver de terre
innoportune
de ces gros pieds buveurs de bière
sans gène aucuneque çui qu'à dit con comm' la lune
aille en enfer
et si à chacun sa chacune
c'est toi que j'préfère
j'aime à la nuit et sans costume
de bain de mer
nager dans tes reflets d'écume
dans ta lumière
comme si je volais dans les plumes
d'un être cher
fait d'une féérie de lagunes
de cirques d'hiverbrûlant d'espoir de voir tes brumes
qui désaltèrent
le nectar du vin que l'on hume
quand vient brumaire
mon âme y déambule en fun-
ambule délétère
que le chant libre comm' l'air d'une
rose éphémère
en volutes d'encens qui fument
dans les airs
à toi muse entre toutes, ô lune
te soit offertque çui qu'a dit con comm' la lune
aille en enfer
et si à chacun sa chacune
c'est toi que j'préfère
blanche fille aux cheveux roux,
dont la robe par ses trous
laisse voir la pauvreté
et la beauté,pour moi, poête chétif,
ton jeune corps maladif,
plein de taches de rousseur,
a sa douceur.tu portes plus galamment
qu'une reine de roman
ses cothurnes de velours
tes sabots lourdsau lieu d'un haillon trop court
qu'un superbe habit de cour
traîne à plis bruyants et longs
sur tes talons ;en place de bas troués
que pour les yeux des roués
sur ta jambe un poignard d'or
reluise encor ;que des noeuds mal attachés
dévoilent pour nos péchés
tes deux beaux seins radieux
comme des yeux ;que pour te déshabiller
tes bras se fassent prier
et chassent à coups mutins
les doigts lutinsperles de la plus belle eau
sonnet de maître belleau
par tes galants mis aux fers
sans cesse offerts ;valetaille de rimeurs
te dédiant leurs primeurs
en contemplant ton soulier
sous l'escalier,maint page épris du hasard
maint seigneur et maint ronsard
épieraient pour le déduit
ton frais réduit !tu compterais dans tes lits
plus de baisers que de lys
et rangerais sous tes lois
plus d'un valois !- cependant tu vas gueusant
quelques vieux débris gisant
au seuil de quelque véfour
de carrefour ;tu vas lorgnant en dessous
des bijoux de vingt-neuf sous
dont je ne puis, oh ! pardon !
te faire don.va donc sans autre ornement
parfum, perles, diamant,
que ta maigre nudité,
ô ma beauté !
instrumental
les forêts indécises
telles de noirs vaisseaux
s'esclaffent dans la brise
en laissant dans leurs eaux
mille baisers lancés
du haut des bastingages
les cris d'oiseaux mêlés
au tango des nuages
suiv' comme celles d'une main
la ligne du sillage
le roulis du destin
fait le bruit que ferait
le silence en chemin
sous la houle des forêtsque chantent les guitares, les guitares, les guitares
que chantent les guitares, les guitares, les guitares
que chantent les guitares et la voix du vent fou
qui rend saoûl dans le soir
que chantent les guitaresen glissant sur la coque
l'écume fredonne
l'histoire le patchwork
des femmes et des hommes
de ces gars de ces brunes
ces matins et ces soirs
quand la corne de brume
fait danser les mouchoirs
le bateau appareille
sur le ciel reflété
où se noie le soleil
qui transperce d'archets
la musique qui sommeille
dans le creux des forêtsque chantent les guitares, les guitares, les guitares
que chantent les guitares, les guitares, les guitares
que chantent les guitares et la voix du vent fou
qui rend saoûl dans le soir
que chantent les guitarescomme un navire sombre
descend la nuit alors
dans cette marée d'ombre
les bois rêv' des doigts d'or
ceux qui donneront des ailes
par le feu des accords
à leur mi chanterelle
que les femmes dans les îles
écouteront vibrer
en repeignant leurs cils
avant de chavirer
dans l'eau d'une autre histoire
qu'un jour je vous dirai
mais c'est une autre histoire
les premiers pas main dans la main
les mots tout bas dans les chemins
creux de tes reinspuis la vie qui donne la vie
par le ventre arrondi
ton coeur et mon coeur éblouispar marguerite, par la margo, la reine, la fleur, la pépite
la lune pleine est là sur son premier sommeil
sentinelle céleste sans guérite
veille à l'infini sur la petiteet toi soleil, le coeur du ciel
donne tout l'or de ton mielà marguerite, à la margo, la reine, la fleur, la pépite
comme une mer au loin enfuie
si tout' mémoire un jour me trahit
que reste au moins en moi ton premier criô marguerite, ô la margo, la reine, la fleur, la pépite
...
ô marguerite, ô la margo, la reine, la perle... ma pépite
t'es fou
tire pas
c'est pas des corbeaux
c'est mes souliers
je dors parfois* dans les arbres*variante tordue : parfois je dors
à l'heure où les étoiles tombent
il creuse la sienne
plus pâle qu'une ombre
qui boit de la verveineil chante il chante
mais c'est l'air de la mer
qui bientôt le tourmente
et lui vole sa prière (x2)depuis qu'il a vu l'jour
il a trimardé sur terre
mais il a pas eu plus d'amour
qu'un sac de pommes de terreil chante il chante
mais c'est de l'eau amère
qui lui coule ardente
brûlure à ses paupières (x2)ses vieux l'ont pas r'connu
alors il est allé s'fair' voir
par le monde et ses rues
il a mangé son pain noir- on peut pas tout avoir...
ouais mais quand on a rien euet nul n'a répondu
quand il voulait savoir
et son coeur s'est fendu
d'essuyer tant d'déboiresil est tombé des nues
il s'est même fait trottoir
puis porté disparu
par des gens trop bavards- chacun vaut son voisin...
sauf quand c'est un vaurienbattant pavé et breloque
il a le scorbut à l'âme
et son coeur soliloque
sans but le pauvre diableil a la têt' tordue
essoré d'une oreille
c'est pas d'avoir trop bu
c'est d'être né bouteilleil chante il chante
il voulait boire la mer
qui sur ses joues serpente
les soirs de trop d'misère (x2)la mer la mer
c'est elle qui le hante
dans son coeur une arrière
saison d'écume qui chantedans l'miroir aux étoiles
dans l'océan sa planque
d'alouette en cavale
il a jeté son ancreil chante il chante
mais c'est bientôt la mer
qui vient couvrir sa plainte
au creux d'sa dernière bièreil chante il chante
son chant de vagabond
c'est maintenant la mer
qui roule sa chanson (x2)
il pleut des cordes
dans la tête des prisonnières
'tombe des ordres
foudre dans la poudrièreserre ton coeur craque dans l'étau de la taule
y'a plus personne
aux carreaux de nos coeurs
l'homme est un loup pour l'homme
surtout pour ses soeursles femmes ont le sésame des âmes des hommes
au lit de ses ratures
s'agite un pantin
l'homme que le loup rassure
il en fît son chiende sang se saoûle
une foule de gens
le monde s'éboule
trop peu d'amour tant d'enfantsle monde est full-crack trop de foules folles il craque
nos vies se shootent
à l'amour serré très fort
'tombe des gouttes
de doute sur nos auroresà demi-mot mes mains se mêlent mal d'amour
instrumental
des guitares et des femmes
à vendre rue d'amsterdam
c'est panamedes filles sur les talons
t'aiguillent dans leur salon
c'est pas consur la ligne les maquereaux
36 15 pêche au gros
pas jojodes liquettes sans éthique
bleu du ciel couleur flic
c'est paniquematraque dans la braguette
de starsky d'opérette
c'est pas netces pauv' types qu'on étoile
en shérifs sans cheval
aïe aïe aïet'as voté mon pélot
parigot tête de veau
c'est pas d'potla pastille avalons
vichy r'prend du galon
c'est paponla justice mesquine
sauve la peau des skins
c'est pas cleanl'eau de seine efface
les additions salaces
c'est passe-passecapitale qui peine
bombée d'un f d'un n
pas gégènele bruit l'odeur pas beau ?
va voir ailleurs, ciao !
paranoles plus belles villes vibrent
de leurs métisses fibres
apatridesune sité de zombies
se réveille et revit
c'est l'pari ?
quand je bois de l'eau, de l'eau, de l'eau (x2)
ça m'tord les boyaux, boyaux, boyaux (x2)
quand j'bois d'cette eau-là, de cette eau-là (x2)
quand je bois de l'eau, de l'eau, de l'eau
quand je bois de l'eau, de l'eau de feuje pense à la terre qui commence là
au delà des mers immenses là-bas
je pense à la terre, la terre de feu
quand je bois de l'eau, de l'eau de feuje vois le feu, le sang, le fer, les cris
je sens l'fer dans la chair, la sang, le cri
des peuples écrasés en quelques nuits (x2)après la verroterie, la poudre aux yeux
crachent les batons, batons de feu
à la gueule de ces païens, ces gueuxsûr ils n'atendaient que nous là-bas (x2)
pour que la langue on leur coupa
que leurs âmes on les mette au pas (x2)au nom d'un roi au nom de dieu
ce que l'on peut se rendre odieux
bénir tout en crevant les yeux (x2)pour donner son nom à une terre
pour un peu d'or pour quelques pierres
faire couler le sang en rivières (x2)messieurs vespucci amerigo
waldseemüller colomb and co
ce monde n'était pas si nouveau (x2)
et n'en déplaise à votre égoje me dis amer, fi d'ces félons
conquérants de tous poils, boers, colons (x2)
mais quand je n'bois pas, quand je n'bois pas (x2)
je garde le feu au fond de moi (x2)no sirve solamente se lamenter
no sirve beber pour oublier
el derecho de vivir et de s'aimer (x2)ici et là, partout encore (x2)
puisqu'un bon indien est un indien mort
puisque les gueux ont toujours tort
ici et là, partout encore
je chante à réveiller les morts (x2)
instumental
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