Varans de Komodo
l'interviou exclusive !!

Notre première interview ! C'est à la Moskowa, le squatt le mieux décoré du XVIIIème arrondissement, qu'on a retrouvé Sarah et Jérôme, des Varans, pour not' baptême du feu... Aucun problème, si ce n'est qu'on a eu un peu d'mal à trouver la Mosko au milieu des ruines laissées par les bulldozers. Malo et Mad Matt sont coupables de cette interview là...

Sarah & JérômeUne p’tite présentation des musiciens (situation familiale, professionnelle, sociale, militaire, politique économique) ?
Jérôme : Bon alors t’as Sarah, par ordre de galanterie, qui fait à manger, la vaisselle, tout ça… bassiste contrebassiste… y’a Franck, le batteur, maintenant Gilles le guitariste, pis moi je chante.

Professionnelle t’es sûre ? Militaire : réformé, P4.
Sarah : ouais moi aussi.

Alors depuis quand ça existe les varans ?
Sarah : Euuh deux ans et demi ?

Comment vous avez décidé de jouer ensemble ?
Sarah : chais pas… c’est venu comme ça… un jour on a joué ensemble.

Y’avait d’autres groupes avant les varans ?
Jérôme : ah oui bien sûr… de leur côté ils jouent dans douze mille groupes ! Ils sont jamais là, on répète jamais… c’est pas possible quoi, tu peux pas quoi… [Sarah morte de rire] Ils jouent dans plein d’groupes, quoi… comme ils jouent plusieurs musiques différentes, ils sont toujours pris et c’est pas possible de les avoir tous en même temps, donc on répète en moyenne une fois par mois. [Sarah toujours morte de rire] 3 heures, quoi. C’est vrai non ?

Sarah : C’est pas comme ça… on répète à la suite, beaucoup, et après plus.
Jérôme : On répète à la suite, pendant 2, 3, répèt’ et pis après plus du tout.

Sarah, t’es prof de piano aussi non ?
Sarah : ouais

Et ça fait longtemps que t’es dans la musique alors ?
Sarah : ouais [rires]

Jérôme : ah t’es forte !! 
Sarah : oui. J’ai commencé toute petite. Voilà. J’ai fait l’conservatoire, pianiste, ensuite j’ai été violoncelliste après j’ai fait de la contrebasse classique… J’fais toujours de la musique classique.

Et en ce qui concerne les autres membres ?
Sarah : Franck, il est complètement autodidacte. Il s’est fait tout seul.

Jérôme : Il s’est fait tout seul mais il commence à… à prendre de la bouteille quand même, en théorie.
Sarah : Ah carrément ouais !
Jérôme : Gilles je peux pas vraiment dire…
Sarah : Gilles il a commencé par être autodidacte et il s’est mis à la guitare classique plus tard j’crois.
Jérôme : Mais tous, en moyenne, ça fait quand même pas mal de temps qu’ça joue hein… Franck je sais pas depuis combien d’temps il joue.
Sarah : Il a commencé vers 13, 14 ans.

Et toi Jérôme, la guitare ?
Jérôme : Oh moi laisses tomber, j’sais faire le gling gling, mais c’est tout hein… [protestations de Sarah] Ouais, bon, chuis autodidacte, c’est pareil.

Et au niveau du chant ?
Jérôme : Au niveau du chant j’ai commencé à prendre des cours y’a 1 ou 2 ans.

Vous pouvez nous parler des différentes formations qu’il y a eu au sein des varans ?
Jérôme : Y’a eu que la guitare, et la basse quand Sarah a tourné avec Charlélie Couture…

Il s’est passé quoi avec le premier guitariste ?
Sarah : On s’est disputés violemment, on s’est battus, et il est parti en nous volant du matériel.

Jérôme : C’était une histoire de sexe entre Sarah et les trois autres membres du groupe.
Sarah : Sordide. [rires]
Jérôme : Dès qu’y’a une femme dans un groupe, ça fout la merde…
Intervenant pirate (Laurent, le preneur de son) : C’est qui l’père de l’enfant ?
Sarah : Ben chais pas…
Jérôme : Non en fait Pascal s’est barré parce qu’il voulait se barrer, je sais pas… p’têt’ qu’il se sentait pas bien dans ce truc là. Il joue dans Kabal maintenant. C’est bien Kabal.

Et comment vous avez rencontré Gilles ?
Jérôme : C’est le mec de ma sœur ! Ca va hyper vite hein les réponses ? [rires]

Sarah : Et nous on l’connaît d’autre part, Franck et moi, on jouait avec lui.

Alors pourquoi les Varans de Komodo ?
Jérôme : C’est un pote qu’habitait là [à la Moskowa] et qui nous traitait d’Varans de Komodo, tu vois c’que c’est, un gros lézard, c’est préhistorique… C’était pour nous dire qu’on était primaires quoi.

Ca mange quoi un varan ?
Sarah : Ça mange du varan !

Jérôme : Ça mange tout… d’la viande principalement.

Vous pouvez nous faire un top 10 de vos influences ?
Jérôme : Un top 10 ??

Bon ok un top 50 peut être ?
Sarah : Ce qu’on aime ?

En gros, en comptant les absents…
Jérôme : Houlà, vas-y Sarah…

Sarah : Heuuuu… Coltrane, Miles Davis… Zappa… le reggae…
Jérôme : Charlélie Couture ?
Sarah : [rires] ça va.

Et toi Jérôme ?
Jérôme : Oh moi j’peux pas dire… moi c’est plutôt d’la chanson française… Brassens, Ferré, et puis Bashung…

Sarah : Et Nounours !
Jérôme : …et Nounours, parce que mon fils me mets Nounours, le matin. Vous voulez que j’vous l’fasse ?

Euh bah ouais !
Jérôme : Pom Popopom Popopom Pom Pom…

C’est sympa ouais !
Jérôme : [rires] Super non comme influences ?

Et le batteur et le guitariste ?
Sarah : On s’ressemble… C’est beaucoup de Jazz, de musique improvisée. Des groupes bizarres, des trucs expérimentaux.

Vous avez beaucoup de morceaux, alors pourquoi avoir choisi ceux là pour le six-titres ? Parce que on trouve qu’ils se ressemblent pas mal, alors qu’il y en a plein qui sont un peu différents, voire plus accessibles…
Sarah : On d’vait être de mauvaise humeur… [rires] On voulait pas mettre tous les tubes.

Vous auriez pû mettre un peu de chaque genre…
Jérôme : Un peu de chaque ? Ouais… Je sais pas, j’crois que une fois arrivé en studio… On en a fait d’autres, hein, mais bon, on les a plantés, ça a pas marché, ça passait pas. Et puis a essayé d’être un peu cohérent, quoi.

Sarah : Parce que si on mettait "la vie à 2" au milieu d’tout ça…
Jérôme : Ou "ta mère" ! [rires]

"Serial Lover" aussi on aime bien.
Jérôme : Ouais mais bon, il fallait être un peu cohérents quoi. On n’avait qu’un six-titres, on avait pas beaucoup d’thunes…

Sarah : C’est vrai qu’il est un peu glauque.

On voir qu’il y a beaucoup d’hésitations à le jouer, "Serial Lover"… Il faut que l’public le demande…
Sarah : Ca dépend si la maman de Jérôme est là ou pas.

Jérôme : [rires] Voilà.
Sarah : Au début j’voulais pas, maint’nant chuis déjà plus…
Jérôme : Non mais c’est une horreur cette chanson.

Ben il est marrant ce morceau !
Jérôme : Oui il est drôle, ‘faut le prendre comme ça quoi. Mais chuis tombé sur une nana à qui c’était quasiment arrivé, moi. Enfin quand même, "Serial Lover" c’est le gros violent qui s’tape une nana et qui la retourne dans tous les sens, jusqu’à ce qu’elle en crève, et à la fin il pisse dessus, c’est quand même dégueulasse.

On a une chance de l’avoir sur l’album ?
Jérôme (catégorique) : Non.

Sarah : Aucune chance.
Jérôme : Sur une compil’ Moskowa peut-être… Ca fait partie des chansons à la con de la Mosko, qu’on chante quand on est bourrés.
Sarah : Qu’on chante tout l’temps. [la vanne est passée inaperçue, d’où un bide]

Pourquoi vous tournez aussi peu ?
Jérôme : Ah bah ça j’en sais rien…

Sarah : On a un potentiel commercial limité.
Intervenant pirate (toujours le même…) : T’as déjà entendu parler du treizième mois ?
Jérôme : Nan mais peut être parce que le disque est pas, justement… accessible, et que les programmateurs flippent, ou j’en sais rien. On a envoyé plein d’trucs partout, comme ça, mais bon… peut être que ça leur plait pas ! Ils doivent se dire que ça va planter la soirée…

C’est qui le chef ?
Jérôme : Ah non y’a pas d’ça…

Par moments on a l’impression que c’est toi le leader, par exemple y’a même pas d’chœurs, alors bon… on s’est inquiétés, on s’est demandé si les autres préparaient pas une révolte…
Jérôme : "Même pas", c’est péjoratif ça ? [rires]

Sarah : Non non il commande pas du tout, on peut faire c’qu’on veut…

Ca vous dit rien alors de faire des chœurs, comme ça de temps en temps ?
Sarah : Ben j’vois pas, Franck il les fera jamais, Gilles ça m’étonnerait, et moi toute seule, heuuu…

Jérôme : Peut être pourquoi pas sur une prochaine, mais un truc rigolo quoi. J’vois mal des chœurs là d’ssus, j’ai déjà une voix assez spéciale…

Parce que parfois on dirait que c’est "Jérôme et son orchestre", un peu…
Jérôme : Ouais mais bon, ça c’est obligé, dès que tu chantes en français avec des paroles qui veulent dire un peu quelque chose, à partir de là c’est obligé que les autres… ils font accompagnateurs, un peu. Mais bon… j’crois qu’on le voit quand même que c’est un groupe. C’est une discussion qu’est soulevée, là, récemment… On a une amie qu’a bouffé avec le manager de Miossec, et il lui disait qu’il fallait que j’prenne les devants, et que j’sois, moi, Jérôme, pis voilà, à la limite payer des musiciens…

Sarah (pleine d’espoir) : Tu vas m’payer ?
Jérôme : Tu vas m’filer 15 sacs, j’vais t’acheter un coupon de carte orange !! [une transaction entre eux] Nan en tous cas y’a pas d’chef dans c’groupe. Si y’a un chef c’est Lolo, c’est le manager…

Comment vous travaillez ?
Sarah : Ca dépend… Généralement Jérôme écrit les textes, souvent avec une ligne mélodique, et des accords… Mais c’est arrivé pas mal de fois que nous on trouve quelque chose et que lui après s’en inspire pour écrire un texte. C’est vrai que généralement ça part de Jérôme et nous ensuite on cuisine…

Jérôme : C’est normal c’est moi l’chef. [rires]

Une question sérieuse : sur les flyers ça parle de "textes militants contre l’espoir"…
Jérôme : Ah ça c’est débile, c’est un journaliste de Rennes qui a écrit ça et quand j’ai lu ça j’ai trouvé ça débile…

Sarah : Textes militants contre quoi ?
Jérôme : Contre l’espoir…
Sarah : Ah super…
Jérôme : Et Lolo et Fred, ils le mettent à tire-larigot. J’leur ai dit "mais virez-moi c’te merde", moi sur les tracts j’enlève "contre l’espoir", quoi. "Militants" j’veux bien mais "contre l’espoir" sûrement pas…

Tu milites contre quoi alors ?
Jérôme : Mais j’milite contre rien du tout ! Enfin si, j’milite contre la connerie en général… mais contre l’espoir non, au contraire, quoi. Si j’avais plus d’espoir… Non c’est le mec j’pense, qu’était bourré, il a fini son article dans la nuit, et… voilà, ils s’en servent pour les flyers. Et donc c’est un journaliste de Rennes. Très sympa d’ailleurs.

Jérôme, t’as une copine, qu’est-ce qu’elle en dit quand tu chantes "j’t’aime pas" ou "la vie à 2" ?
Jérôme : Aaah ouais… elle rigole. Au début elle l’a pris pour elle mais heu…

Et c’est pas pour elle alors ?
Jérôme : Oh ben non écoute, j’vivrais plus avec elle aujourd’hui sinon. C’est des idées qui viennent comme ça…

"mourir à la plage", ça a un rapport avec la "supplique pour être enterré à la plage de Sète" de Brassens ?
Jérôme : Ben j’m’en suis rendu compte après, oui. Je la chante aussi maintenant "supplique pour être enterré à la plage de Sète". [s’ensuit une discussion hautement technique entre Malo et Jérôme sur la façon de jouer ledit morceau à la gratte] Oui donc j’m’en suis rendu compte après. Effectivement c’est une chanson qu’j’ai beaucoup écoutée, avec mes parents, etc… "Mourir à la plage", à côté…

Elle est marrante aussi celle là.
Jérôme : Elle est marrante ouais… mais on sait pas la jouer…

Sarah : Mais si on sait la jouer ! Chuis la seule à penser qu’on sait la jouer.

Ben de toutes façons en général le public s’en rend pas compte, on fait pas attention aux fausses notes…
Jérôme : Ca dépend lesquels ! Ceux qui nous connaissent pas ouais, mais ceux qui commencent à nous connaître… Déjà ceux d’ici [toujours à Moskowa], ça y va les critiques après les concerts.

Quand vous étiez p’tits vous vouliez faire quoi ?
Sarah : Moi j’voulais faire de la musique. J’ai toujours voulu faire que ça. Si, boulangère à 3 ans…

Jérôme : Ouais moi aussi…
Sarah : Boulangère ou… Libraire. Non, papèterie, pas librairie, même pas.

Jérôme, tu voulais pas être pompier ?
Jérôme : Ouais, sûrement, pompier, boulanger… Boulanger, ouais.

Sarah : Ah c’est marrant, moi c’est pour les bonbons…
Jérôme : Mais tous les gosses ont toujours voulu être boulangers [ah non pas moi, ni pompier d’ailleurs], ça doit être les bonbons.

Vous avez une position politique préférée ?
Jérôme : Au plumard ? [rires] Non. En tous cas, tout c’qui est droite… La droite j’ai beaucoup donné, j’ai 37 ans, chuis né sous… De Gaulle j’crois, ou Pompidou, j’ai eu droit à De Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing… Par contre j’comprends les jeunes qui ont exulté quand Chirac est passé au pouvoir parce que eux ils ont eu droit à 14 ans de Miterrand.

Sarah : Ouais ben moi j’ai eu droit à 14 ans de Miterrand et c’est pas pour ça que…
Jérôme : En tous cas chuis pas de droite, c’est clair. Chuis pas de gauche non plus parce que j’trouve que ça veut plus rien dire… Chuis plutôt anar.
Sarah : Moi pareil.

Et les autres ?
Jérôme : On a très peu de discussions politiques parce que…

Sarah : …c’est tacite ! [rires]
Jérôme : C’est tacite, on en parle pas.

Vous avez pas d’amis fachos ?
Jérôme : Non. J’ai eu des potes flics, avec qui je jouais au flipper… mais des inspecteurs, tu vois, pas les bourrins. Mais ils étaient pas fachos…

Sarah : Y’a des flics de gauche !
Jérôme : Flic n’égale pas facho, j’ai pas la mentalité du rappeur primaire…

C’est pas pour ça qu’j’ai envie d’être flic…
Jérôme : Non plus.

Vous préférez quoi ? Les chiens, les merguez, le coca, le pepsi ou les chats ?
Sarah : Les chats. Toi aussi hein Jérôme, t’adores les chats…

Jérôme : Ah non moi c’est les merguez. J’ai un chat.
Sarah : Moi j’peux répondre pour les autres. Franck il préfère le coca…
Jérôme : [rires] Tu m’étonnes !!
Sarah : …et Gilles, les merguez aussi j’pense…
Jérôme : …et ma sœur !
Sarah : Et sa sœur, mais elle est pas dans la liste.

Et ça fait longtemps que tu manges des chats Sarah ?
Sarah : Ca c’est la question suivante ?

Ah non pas du tout, j’improvise, j’ai un certain talent pour ça…
Sarah : Non non non, chuis trente millions d’amis… J’ai même donné un chat à Jérôme.

Jérôme : Ca c’est vital comme information. Elle m’a donné un chat… qui m’pète les couilles tous les matins.
Sarah : Mais que son fils adore, alors…

A propos de "nouvel au-delà", vous avez la télé ?
Jérôme : Oui…

Sarah : Moi je l’ai pas. Mais c’est parce que j’viens de déménager en fait, il faut qu’j’en achète une.

Et ça vous pose pas de problème, de…
Jérôme : De chanter ça et d’avoir la télévision ?

Sarah : ‘Faut pas regarder n’importe quoi…
Jérôme : De toutes façons si t’écoutes la chanson… C’est contre l’abrutissement !
Sarah : Toi tu r’gardes jamais la télé…
Jérôme : Moi ? Si… Quand même, ouais ouais, ça m’arrive. Mais j’ai une nana assez mignonne et j’ai autre chose à faire le soir, quoi.

"Au tabac de l’himalaya on a les poumons dans la tête", ça veut dire quoi précisément ?
Sarah : Ben c’est imagé…

Jérôme : C’est rapport aux paroles d’avant, "je vais chercher des allumettes", c’est un vieux truc ça… Tu t’fais une nana, tu la baises, tu t’casses, tu dis "j’vais chercher des alloufs" et tu r’viens jamais, quoi. Après c’est une association d’idées.
Sarah : "au tabac de l’himalaya" c’est parce que l’himalaya c’est très très loin, et les "poumons dans la tête", ben…
Jérôme : Et ben on respire, quoi. Genre quand j’me casse après t’avoir baisée, ben chuis content, j’respire. Ca va pas plus loin…
Sarah : ‘Faut pas poser les questions ça a l’air plus poétique…

Pourtant dans cette chanson on a l’impression qu’tu te sousestimes et que t’as pas envie d’faire chier une fille que tu trouves mieux qu’toi, et puis là t’as l’air de nous dire que tu t’casses en la laissant comme une merde…
Jérôme : Bon là pour le coup, c’est vraiment pour ma meuf et elle le sait… Mauvais passage, j’ai fait ça en une nuit et j’étais énervé, elle m’cassait les couilles… et puis j’ai essayé d’trouver les trucs les plus dégueulasses à lui dire, j’allais la larguer, et j’ai préféré faire une chanson…

Mais elle est très bien cette chanson…
Sarah : Ouais elle est belle… En plus il l’a pas larguée.

Jérôme : Elle est pas larguable.

Quelles sont vos relations avec Pierre Desproges ? On l’a vu dans les remerciements à la fin de l’album…
Jérôme : Ouais, parce que… C’est génial, quoi. Chais pas si vous avez lu Desproges…

Et avec Larcenet, qu’a fait la pochette de l’album ?
Jérôme : Ben j’lui ai téléphoné…

Sarah : …et il a dit oui.

Et vous le connaissiez pas du tout avant ?
Jérôme : J’l’ai jamais vu c’mec là. Mais chuis fan de c’qu’il fait dans Fluide, grave… Bill Baroud, espion… C’est par Cachou, le chanteur de Dirty District, lui il est pote avec Larcenet, ils se voient d’temps en temps. Et voilà, il nous a filé son numéro de téléphone, j’l’ai appelé, on lui a envoyé l’disque, il a pas aimé mais il aimait bien les paroles… Lui il écoute que du hardcore, des trucs vachement speed. Il aimait bien les paroles, et il nous a fait ça.

Vous connaissez une poupée délire ?
Intervenant pirate (encore lui !) : Tu veux mon carnet d’adresses ?

Jérôme : Alors celle là… C’est ma nièce en fait.

Elle s’est bouffé les doigts ?
Jérôme : Nan, mais… elle s’est bouffé la tête… J’l’ai jamais revue, elle. Elle a 20 ans cette chanson ! C’était rapport à une période un peu speed… la dope, tout ça, c’est pas bon quoi, tu vois ? Et puis elle en souffrait… et elle avait un comportement un peu bizarre. Un jour j’ai été m’asseoir dans un café et c’est sorti comme ça.

T’écris depuis longtemps alors ?
Jérôme : J’crois qu’c’est une des premières celle là.

Y’en a d’autres qui sont assez anciennes dans celles que vous chantez ?
Jérôme : Non…

Sarah : Si y’a les P’tites Mouches ! A la FNAC c’est le dernier qu’on a fait. Une espèce de reggae… de dub.

Jérôme & SarahCa vous a jamais dit d’chanter en anglais, ou dans d’autres langues à part le français ?
Jérôme : Ah mais j’parle pas anglais moi. J’comprends à peu près… C’est tout un truc, hein, d’écrire en anglais… C’est déjà dur en français, dans ta langue, alors… Si ça venait, p’têt’que j’y arriverais si j’apprenais l’anglais couramment, en vivant là-bas, chais pas…

Quel effet ça fait d’être sur le web ?
Sarah : Moi j’y suis avec Charlélie… Y’a un site, on a été voir.

Jérôme : Moi aussi, avec les Moskokids.

Qu’est-ce que vous voulez dire au monde qui vous tend les bras ?
Sarah : "Attention aux accidents d’voiture."

Jérôme : [rires] C’est nul ! "Faites attention à vous." plutôt… [c’est pas plus mieux !] Hey Laurent, t'arrêtes de peloter not' bassiste ?

Ze End

 


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