Varans de Komodo
les
paroles
Varans de Komodo (6
titres)
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Voilà les beaux jours qui arrivent
Ainsi qualifiés par les cons
Comme si la fin du froid, du givre,
N'était pas la mort d'une saison
On se régale, entre convives
De petits plats légers, façon
De rester sur notre qui-vive
Pour ne pas louper l'émission
Laquelle ne saurait manquer de suivre
Une aussi frugale collation
D'ailleurs comment peut-on survivre
A un jour sans télévisionEst-ce qu'on est tombés si bas ?
Se peut-il qu'il y ait encore plus bas
Que ce nouvel au-delà ?On se laisse bercer, on se livre
Au charisme des trublions
Si cher payés pour qu'on les suive
Sans la plus infime objection
Devenir poireau ou endive
Autant dire légume de la nation
La maigreur de l'alternative
N'incite guère à la réflexion
Et c'est ainsi que l'on se prive
Dans les filets de l'abandon
De toute énergie positive
Velléité de rébellionEst-ce qu'on est tombés si bas ? (bis)
" Nous interrompons notre émission pour vous signaler que vous pouvez d'ores et déjà vous présenter à la banque du cerveau la plus proche, afin d'y retirer les coupons de réduction neuronale automatiquement délivrés à toute personne ayant signé une promesse de don d'organe vierge "
Voilà ma copine qui arrive
Aussi belle qu'une fleur de houblon
Le seul fait de la voir m'enivre
Et réveille en moi des pulsions
Dont le respect et le savoir vivre
Me libèrent de la confession
Je lis en elle comme en un livre
Une intime préoccupation
Deux, trois hirondelles, quelques grives
Seules autorisées au balcon
De par leur silence nous délivrent
De toute inhibitionLes beaux jours c'est tous les jours,
Chaque jour sans exception
Les beaux jours c'est tous les jours
Sans télévision ! (bis)Est-ce qu'on est tombés si bas ?
Non n'abîme pas ta jolie bouche
A me susurrer des " je t'aime "
Tu pourrais m'en mettre à la louche
Le résultat serait le même
On se crèv'rait le blanc des yeux
Deux pics à glace sur la banquise
A se supplier d'être heureux
Même la mort semblerait exquiseEt la vie coulerait gentiment
Comme un désespéré futile
Un repenti dans le ciment
Un zeste de fuite, une goutte d'huileParce que l'amour ne guérit pas
Les âmes coincées dans les bulles
L'amour n'a rien de délicat
L'amour ça brûle !Ne t'arrache pas les commissures
A m'ensevelir sous ta haine
Si je m'tire pas chuis une ordure
Et fatal'ment tu s'ras la benne
Au bois dormant nous avons eu
Le même rêve au même moment
Le temps lui-même s'était perdu
Faut dire que c'était le bon temps
Tout aurait dû s'arrêter là
Une belle photo et puis adieu
Un arrêt sur image de toi
Infoutue d'm'imaginer vieuxEt la vie serait un volcan
Un feu d'artifices éternels
On ouvrirait le gaz en grand
Pour voir si la mort étincelleParce que l'amour ne guérit pas (bis)
Non ne déforme pas tes lèvres
Gardes-les pour un mieux que moi
Avant tout il faut que tu préserves
L'outil majeur de ton éclat
Reste comme tu es reste là
Je vais chercher des allumettes
Au tabac de l'Himalaya
On a les poumons dans la têteEt si le vertige te prend
Attirée par ton propre vide
Il y'aura toujours un amant
Pour rebondir sur son gros bideParce que l'amour ne guérit pas (x3)
Elle s'ennuie un peu chez elle comme à l'école
Mais pas dans le métro de chez elle à l'école
Pour son anniversaire elle veut un rat en p'luche
Lui faire peur la nuit avec son train électrique
Electrique
Et puis elle veut du fric pour donner aux garçons
Qui l'ont vue dans la cave avec le chien du gardien
C'est pas bienElle elle est détraquée traquée
Elle marche pas bien tout l'temps
Pas bien tout l'temps
Elle elle est détraquée traquée
Elle marche pas bien tout l'temps
Pas bien tout l'tempsElle f'sait de beaux dessins avec des morts dessus
Des morts si ressemblants que certains ont perdu
La boule en se voyant couchés sur le papier blanc
Comme elle est pas méchante elle a coupé ses doigts
Elle regarde ses mains et ainsi font font font
Elle court dans le salon
En gueulant sa chansonElle elle est
Elle connaît la voiture qui la délivrera
De la vie de torture qu'elle mène ici-bas
Elle connaît le chauffeur qui dit qu'elle est moignonne
Et qui f'ra son bonheur un beau soir plein d'alcool
Elle l'aime elle fait briller les pares chocs
Elle l'aime elle fait briller les pares chocsElle est elle est
Allongé dans l'herbe je r'garde les étoiles j'y pige que dalle
Y'en a trop autant commencer à compter les feuilles d'arbres
C'est sidérant ça n'a pas l'air mais c'est assez troublant
J'ai un pote qui dit qu'c'est plutôt trou noir
Mais c'est qu'un p'tit marrantJ'imagine qu'on est rien c'est pas trop dur ça va merci
Une petite crotte de chien de chihuahua de ouistiti
Qu'on va péniblement vers le déclin vers la non-vie
On a pris l'bon élan l'arrivée c'est par la sortieHello you're welcome in hell
Si tu débarques you're welcome in hell (x2)
WelcomeOn a eu un coup d'bol et on a tout tondu autour
Brûlé les herbes folles humilié celle pour qui l'amour
Ne connaît pas d'frontières ni les crétins qui les décorent
D'une ridicule barrière et d'un drapeau plus nul encoreJ'me malaxe la cervelle à penser qu'y'a des mecs ailleurs
Seul'ment armés d'jumelles qui nous matent et se fendent la gueule genre
Chérie fais tes valoches on va voir cette planète de clowns
Ils ont l'air tell'ment cloches faut pas rater leur dernier boum
HelloAllongé dans ma tombe je pense à rien vu qu'c'est fini
Ca fait 200 000 plombes que m'a largué c'te putain d'vie
J'ai des vers plein la tête comme quoi la nature fait son nid
J'espère qu'y'a un truc chouette qui va sortir de ce gourbiJ'aurais bien aimé faire tout c'que j'aurais pu si j'avais
Eu le courage de freiner tous mes élans mes excès
Tu sais c'est pas facile y'a un tas d'gens qui tiennent pas l'coup
Et puis merde un château d'cartes tu ouvres en grand ou tu d'viens fouHello
C'est un bel après-midi d'automne
Les feuilles n'arrêtent pas de tomber
Nous avons fini la cueillette des pommes
Plus que les glands à ramasser
Que les glands à ramasserQue viennent les nuages et la tempête
Il faudra tout recommencer
A l'image du râteau et de la brouette
On a pas le temps de rouillerAllez les enfants il faut rentrer à la maison
Dans le jardin c'est dangereux
Ils vont faire pousser des bombes
Venez les enfants vous n'entendez pas les avions
Il vaut mieux arrêter vos jeux
Le temps que les éclats tombentC'est un bel après-midi d'automne
Les gens n'arrêtent pas de tomber
Même les cris de douleur deviennent monotones
Pour qui les a trop écoutés
Qui les a trop écoutésQue viennent les nuages et la tempête
Il faudra tout recommencer
A l'image du râteau et de la brouette
Nous ne sommes que des objetsAllez les enfants il faut rentrer à la maison
Vous n'êtes pas encore assez vieux
Pour le sacrifice immonde
Venez les enfants dans la cave la télévision
Va vous montrer comment pour eux
Le gazon doit se tondre
Ca n'a pas l'même effet
Ca n'a pas l'même effetQue viennent les nuages et la tempête
Il faudra tout recommencer
A l'image du râteau et de la brouette
Nous ne sommes que des objetsAllez les enfants je crois qu'il faut s'faire une raison
Et abandonner le bon dieu
Au milieu des décombres
Venez les enfants la paix se trouve à l'horizon
Il faudra être courageux
Car la terre est bien rondeAllez les enfants je crois qu'il faut s'faire une raison
Et abandonner le bon dieu
Au milieu des décombres
Venez les enfants la paix se trouve à l'horizon
Il faudra être courageux
Car la route est bien longueC'est un bel après-midi d'automne
Plus que les glands à ramasser
Igor a du mal à croire qu'il est normal
Avec deux bras du même côté
Même si les poupées de la centrale
Sont faites comme lui il est inquiet
Lucien a un problème avec sa femme
Il sait pas comment l'aborder
Ca fait dix ans que ça s'passe mal
Depuis qu'elle s'est faite opérerOn vous a vus arriver de loin et pour cause
Nous étions là bien avant vous
Mémoire d'un monde qui se décompose
Et va se noyer dans la boue
La boue Varans de KomodoIgor ne connaît pas le désespoir
Ni les angoisses ni même la peur
Pour lui la vie est un couloir
Entre son lit et le réacteur
Lucien n'a pas trouvé de solution
Il est décidément bien trop lâche
Ayant perdu toute illusion
Il s'approche d'elle avec la hacheOn vous a vus arriver de loin et pour cause
Nous étions là bien avant vous
Mémoire d'un monde qui se décompose
Et va se noyer dans la boue
La boue Varans de KomodoVous avez cumulé les erreurs et les drames
Jamais su mesurer votre chance
Inventé le bien et le mal
Vous irez pourrir dans la fange
Seuls à pouvoir changer la vie
Aller tutoyer les étoiles
Votre cerveau n'aura conquis
Qu'un pauvre marécage mental
Varans de KomodoIgor ne sait pas qu'il est la nouvelle bombe
Le bouton c'est la femme de Lucien
Il suffirait qu'un coup de hache tombe
Et l'homme s'rait apparu pour rienOn vous a vus arriver de loin et pour cause
Nous étions là bien avant vous
Mémoire d'un monde qui se décompose
Et va se noyer dans la boue
La boue Varans de Komodo
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